Vos clients posent désormais certaines questions à un assistant plutôt qu’à un moteur de recherche. « Qui peut refaire le site de mon salon ? » reçoit une réponse rédigée, où quelques entreprises sont nommées et les autres non. La question de savoir comment se retrouver du bon côté est légitime.
Une offre payante existe déjà pour y répondre. Avant de la signer, il vaut la peine de lire ce que Google et OpenAI écrivent eux-mêmes, car c’est plus court et plus clair que ce qu’on vous en dira.
01Ce que Google demande pour ses réponses générées
Google publie une page sur ses réponses générées et sur ce que les propriétaires de sites doivent faire pour y être éligibles. Sa réponse tient en une phrase : « Aucune exigence supplémentaire ni optimisation spéciale ne sont requises. » Google publie cette page sur ses fonctionnalités d’IA.
Les conditions sont celles de la recherche ordinaire : que vos pages soient lisibles par Google et qu’elles puissent être indexées. Ce sont les mêmes vérifications que pour être trouvé normalement.
La même page va plus loin et écarte explicitement deux idées répandues : il n’est pas nécessaire de créer des fichiers lisibles par une machine ou des fichiers textuels destinés à l’IA, ni d’ajouter un balisage particulier.
À vérifier
02Comment un assistant accède à votre site
Les assistants lisent le web avec des robots, et ceux-ci portent un nom. OpenAI en documente plusieurs, avec des rôles distincts : un pour la recherche dans ChatGPT, un pour l’entraînement de ses modèles, un pour les demandes lancées par un utilisateur, un pour la publicité. OpenAI documente ses robots d’exploration.
Chacun se règle séparément dans un petit fichier à la racine du site, nommé
robots.txt, qui indique aux robots ce qu’ils peuvent lire. Autoriser celui de
la recherche et refuser celui de l’entraînement est possible ; c’est un choix,
pas un réglage technique compliqué.
Par défaut, un site ouvert à tous les robots est déjà accessible à ces assistants. Il n’y a donc rien à acheter pour « ouvrir la porte » : elle est ouverte, sauf si quelqu’un l’a fermée.
À vérifier
03Le fichier dont on va vous parler
Une proposition circule : ajouter au site un fichier nommé llms.txt, qui
résume l’activité et liste les pages importantes à l’intention des assistants.
La proposition est publiée sur llmstxt.org.
Il s’agit d’une proposition, pas d’une norme adoptée. Aucun des grands fournisseurs ne s’engage à la lire, et Google écrit au contraire que ce type de fichier n’est pas nécessaire pour ses propres réponses générées.
Ce fichier ne coûte rien à publier et ne casse rien. Ce qui doit vous alerter est le prix : une offre facturée principalement pour ajouter ce fichier vend une proposition sans engagement, présentée comme une obligation.
À vérifier
04Ce qui décide réellement qu’un assistant vous cite
Un assistant compose sa réponse à partir de ce qu’il trouve. Les mêmes choses que d’habitude pèsent donc : des pages lisibles qui disent clairement ce que vous faites et où, une fiche Google exacte, des avis authentiques, et des mentions de votre entreprise ailleurs que chez vous.
Ce dernier point est le plus souvent négligé. Un assistant qui doit nommer une entreprise s’appuie volontiers sur ce qui est écrit ailleurs à son sujet. Un site seul, que rien ne confirme, offre peu de prise.
Une chose n’a pas changé : personne ne peut garantir une place. Google l’écrit pour ses propres résultats, et rien n’indique qu’une réponse rédigée par un assistant soit plus prévisible. Google rappelle qu’aucune position ne peut être garantie.
À vérifier
Les questions à poser si on vous vend un forfait
Trois questions suffisent à trier les offres. Que fera-t-on précisément, semaine par semaine ? Qu’est-ce que cela ajoute à ce que mes pages font déjà ? Et qu’est-ce qui me sera montré au premier point ?
Une offre qui répond en promettant d’« apparaître dans ChatGPT » promet ce que son auteur ne contrôle pas. Une offre honnête décrit un travail dont vous verriez l’intérêt même si aucun assistant n’existait.
À vérifier